Vive les taxis!

Où comment une corporation tue l'emploi et la concurrence

Premier article coup de gueule, avec pour thème les taxis. Le déclic s’est fait après cette décision de Manuel Valls et Sylvia Pinel (la ministre du Tourisme) qui, sous la pression des taxis, ont décidé que les voitures avec chauffeur devront respecter un délai d’un quart d’heure entre l’appel d’un abonné et sa prise en charge.

Le document peut être visualisé ici: http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/16035.pdf

Alors, OK :

  1. 1000 licences de taxi supplémentaires seront allouées pour satisfaire la demande des “heures difficiles” à Paris
  2. les plaques de taxi coutent un bras (ou un appartement) et il est dommage pour les chauffeurs de taxi de voir une concurrence qui peut être jugée comme déloyale

Mais la question qui est pose est surtout “Pourquoi les taxis s’inquiéteraient-ils d’une concurrence de VTC, généralement plus chère” ? En réalité le problème vient essentiellement du service. Si vous avez déjà pris un taxi à Paris, vous aurez probablement pu constater que ce ne sont ni le service, ni l’amabilité, qui caractérisent les taxis parisiens. Et ça, c’est quand vous en trouvez un. Parceque pouvoir trouver un taxi un vendredi ou un samedi soir reste une quête digne d’un héros mythique.

Personnellement, je trouve qu’il est toujours difficile pour des petites artisans / commerçants de faire face à une concurrence déloyale. Mais quand ces petits artisans représentent une corporation de mecs qui, sous prétexte qu’ils ont payé (très) cher leur licence, se donnent le droit de ne pas assurer le service pour lequel ils sont censés être rémunérés, et qu’en plus ils sont soutenus par l’état qui ne veut pas se mouiller, je me permets de m’insurger.

Les taxis peuvent donc continuer à délivrer leur service pourri, car même si vous contactez une société de VTC comme Uber, ou Snapcar, et même s’ils sont à côté de vous, vous devrez attendre 15 minutes avant d’utiliser leurs services. Autant dire que ce n’est pas à Paris que ces sociétés pourront percer (et là, combien de nouveaux entrepreneurs mettront la clé sous la porte ?).

Le côté marrant de la chose, c’est les réactions sur Twitter, sous le hashtag #PourNePasFaireConcurrence. Je vous encourage à y jeter un oeil, vous comprendrez vite en 140 caractères l’absurdité de la situation.

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